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message posté le 8 janv 2009 à 20h11

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yarabundi

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simsportif a écrit

les israeliens ce sont fais persécutés pendant 2000 ans ils ont le droit de se défendre

Ils ne se défendent pas : ils soutiennent un siège de la bande de Gaza et c'est contre ce siège que les Palestiniens se défendent. Les agresseurs ne sont pas du côté que tu le crois. Les Palestiniens sont les otages des Israéliens qui ne peuvent même pas trouver refuge en dehors de Gaza. Pour les Israéliens, attaquer Gaza est une partie de plaisir cautionnée par nos gouvernements qui ont réussi à vous lessiver le cerveau.

"Oncques ne fauldray...jamais ne faillira"
Homo Platoregimontis

message posté le 8 janv 2009 à 20h16

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potsdam

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si les andorriens lancais des roquettes sur toulouse on ne devrait pas riposter?


Exemple pourri :aie:

Citation
Pour les Israéliens, attaquer Gaza est une partie de plaisir


Je connais peu de monde qui puisse qualifier une offensive terrestre comme une partie de plaisir

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Through the paths of reality

message posté le 8 janv 2009 à 20h20

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Tito

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royalben a écrit
Surtout que je vois pas pourquoi l'andorre nous attaquerais :yeux:


Surtout que Sarkozy en contrôle la moitié et que la puissance militaire de l'Andorre est comment dire ... insignifiante comparée à celle de la France ;)

message posté le 8 janv 2009 à 20h27(message édité)édité le 8 janv 2009 à 21h04 par yarabundi [membre]

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yarabundi

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potsdam a écrit

Citation
Pour les Israéliens, attaquer Gaza est une partie de plaisir


Je connais peu de monde qui puisse qualifier une offensive terrestre comme une partie de plaisir

Tu as compris ce que je voulais dire. Les dirigeants Israéliens sont bien confortable dans leur douillet paradis lourdement défendu pendant qu'un crise humanitaire doublée de ce qu'on peut qualifier de crime contre les Palestiniens se passe tous les jours à Gaza. Je n'envie certe pas ces gens-là. L'enfer, il existe : il est à Gaza (entre autre : il y a beaucoup d'enfers sur cette planète)

"Oncques ne fauldray...jamais ne faillira"
Homo Platoregimontis

message posté le 8 janv 2009 à 20h31(message édité)édité le 8 janv 2009 à 20h36 par yarabundi [membre]

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yarabundi

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Lisez ceci : c'est de ce fameux chroniqueur montréalais que j'ai souvent cité ici et ailleurs.


Pauvre Palestine

Pierre Foglia

La Presse


On ne refera pas l'Histoire mais il faut tout de même bien y revenir un peu. C'est quoi déjà leur foutu problème? La religion? Les riches, les pauvres? Le Nord, le Sud?

C'est la terre. Après ça dégénère dans la haine et le sang, mais au départ c'est une histoire de terre, de terre trop promise je crois.



Mille ans avant Jésus-Christ, la Palestine était le royaume juif du roi David. C'est pour cela qu'à la fin du XIXe siècle, les Juifs de plus en plus persécutés en Europe (les pogroms russes notamment) se sont repliés vers leur terre ancestrale. C'est une question qui revient chaque fois: pourquoi les Juifs, quand ils ont senti le besoin de se replier dans un espace à eux, pourquoi ont-ils choisi la Palestine plutôt que le Laos ou le Manitoba?


Parce que la Palestine, c'est chez eux, voilà.

Sauf que c'était chez eux 2000 ans avant. Il s'en passe des choses en 2000 ans; en Palestine, il s'était notamment passé qu'elle était devenue la terre des Arabes.

Au sortir de la guerre, les persécutions nazies ayant accéléré le mouvement, ils étaient près de 700 000 Juifs à être de retour sur cette terre «promise». Promise par qui et à qui, 2000 ans plus tard, ce n'était pas si clair. Alors avant que la chicane pogne avec les Arabes, les Nations unies ont donné la moitié de la Palestine aux Juifs et l'autre moitié aux Arabes. C'était en 1947.

Avoir su ce que leur réserverait le prochain demi-siècle, les Palestiniens auraient accepté le plan de l'ONU et on aurait aujourd'hui deux États qui se détesteraient, c'est sûr, on peut rêver, se détesteraient sans se faire la guerre. Chacun chez soi à se crier des bêtises par-dessus la frontière.

Mais les Palestiniens ont refusé le plan de l'ONU et ce fut la guerre (1948). Les Palestiniens sont littéralement massacrés. Les Israéliens profitent de leur victoire pour refaire le partage du territoire: au lieu des 50% attribués par l'ONU, les Arabes n'ont plus maintenant que 25% du territoire.

Nouvelle guerre en 1967 (dite des Six Jours), nouvelle victoire écrasante des Israéliens qui décident que le territoire d'Israël c'est désormais... toute la Palestine. Point à la ligne.

Plus d'État palestinien?

On verra ça plus tard. On verra ce qu'on peut vous donner quand on aura fini d'installer nos colonies.

Et voilà. Ça fait 40 ans qu'on discute des frontières d'un éventuel État palestinien. C'est passé de 25% à 19%, à 10% avec le plan de paix d'Ariel Sharon en 2003. Avec le plan Sharon, les Palestiniens seraient confinés sur 10% du territoire qu'ils occupaient avant 1947.

Les Israéliens ne se sont-ils pas retirés de Gaza en 2005? Et alors, le voilà l'État palestinien.

Regardez une carte. Gaza, c'est rien. Une peanut. Et puis les Israéliens n'étaient pas allés loin! La preuve! En fait si Gaza n'était plus occupée, elle était toujours assiégée, les entrées et les sorties des personnes et des biens contrôlées par les Israéliens.

Faut-il aussi parler du mur, qui lorsqu'il sera terminé, ceindra ce qui reste de la Palestine sur des centaines de kilomètres - des miradors tous les 200 mètres? Un mur que les juges de la Cour internationale ont déclaré «contraire au droit international» ?

Sept cents morts d'un côté. Neuf de l'autre, dont deux tués accidentellement par une bombe «amie». Je vous explique: les neuf Israéliens ont été tués par des terroristes. C'est bien là la preuve que la sécurité d'Israël était menacée. Les 700 Palestiniens, eux, ont été tués par des soldats, on n'y peut rien, c'est la guerre.

Je ne comprends rien? Peut-être.

Je vais vous dire ce que je comprends. Je comprends que Juifs et Arabes se disputent cette terre depuis si longtemps, que les premiers ont humilié si souvent les seconds, et que les seconds sont piégés si profondément dans une haine inextinguible qu'il ne peut pas y avoir d'issue sur le terrain.

Je comprends que chaque fois que des modérés, je pense à tous ces Israéliens qui se reconnaissent dans les prises de position du journal Haaretz par exemple, ou dans celles d'écrivains comme Amos Oz ou David Grossman, chaque fois que des modérés amorcent une tentative de compromis, chaque fois un attentat, une bombe humaine vient torpiller leurs efforts. Je comprends la réplique. Je comprends la spirale. Je comprends que les forces sont si inégales qu'une semaine plus tard, il y a 700 morts d'un côté et 9 de l'autre. Je comprends que c'est seulement le manque de moyens qui empêche les Palestiniens de massacrer quelques milliers de Juifs. Je comprends qu'on est devant un cancer.

Ce que je ne comprends pas du tout par contre, ce que je n'ai jamais compris, ce sont les Américains là-dedans.

Ce n'est pas vrai qu'il n'y a pas de solution. Il y en a. Connue. Cent fois envisagée. Deux pays. Chacun chez soi. Les Israéliens qui renoncent à leurs colonies. Les Palestiniens qui renoncent à tous ces villages, ces villes comme Haïfa qui étaient arabes et qu'ils rêvaient de voir redevenir palestiniens.

Cette solution, les Américains ont le pouvoir de l'imposer.

Il suffirait pour cela que les États-Unis cessent d'être aussi scandaleusement toujours dans le même camp. Protecteurs d'Israël? Bien sûr. Mais ce poids écrasant toujours sur le même plateau de la balance? Cet appui toujours systématiquement inconditionnel?

On a vu avec quelle diligence M. Bush a donné le feu vert aux bombes d'Israël, cette fois-ci encore. On a vu avec quel empressement aussi M. Obama a nommé Mme Hillary Clinton au poste de secrétaire d'État, Mme Clinton, la grande amie d'Israël.

Pauvre Palestine.


source : cyberpresse
Vous avez peut-être besoin de diversifiez vos sources pour vous informer : il semble que certains d'entre vous ne reçoivent pas les bonnes infos.

"Oncques ne fauldray...jamais ne faillira"
Homo Platoregimontis

message posté le 8 janv 2009 à 20h42

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yarabundi

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Vous en voulez encore ?

Publié le 08 janvier 2009 à 05h00 | Mis à jour à 08h44


«Je n'avais jamais rien vu de tel»

Agnès Gruda

La Presse


Après s'être terrés chez eux pendant 10 jours, les habitants de Gaza ont eu droit à un répit pendant la brève trêve d'hier. Plusieurs en ont profité pour se ruer vers des magasins, à la recherche de pain ou de lait. Ou simplement pour rencontrer des proches après ces 10 jours de réclusion.

Puis ils sont rentrés chez eux en courant, sous le bruit de nouvelles bombes.

«Pour la première fois depuis plusieurs jours, j'ai marché dans les rues aujourd'hui. J'ai vu des gens faire la queue par milliers devant une boulangerie. Certains m'ont dit qu'ils attendaient là depuis 12 heures. C'est du jamais vu à Gaza», raconte Jason Shawa, un imprimeur de 40 ans joint par téléphone hier.

Heba Sarraj, elle, s'est précipitée à la recherche de bougies. Cette enseignante fraîchement mariée fait partie des malchanceux qui ne possèdent pas de génératrice. Or, le réseau électrique de la bande de Gaza ne fonctionne pratiquement plus. Heba ne peut ni chauffer sa maison, ni faire fonctionner son réfrigérateur. « Nous avons cuisiné tout ce que nous avions et maintenant, une partie de la nourriture pourrit », déplore-t-elle.


Comme la plupart de leurs voisins, Heba et Jason ne peuvent pas non plus chauffer leur appartement. De crainte que les bombes ne fassent exploser les vitres, la plupart des Gazaouis vivent les fenêtres grandes ouvertes, pour se protéger contre les éventuels éclats. Et ils ont froid.

Mais même ceux qui ont une génératrice doivent rationner l'électricité, car il n'y a pratiquement plus de carburant à Gaza.

«Quand je regarde par la fenêtre de mon neuvième étage, je vois une ville noire, avec ici et là quelques flammes de bougies», relate Jason Shawa. Il raconte aussi avoir vu des familles marcher dans les rues en traînant des matelas.

Dans cette société où les réseaux d'entraide familiale permettent à tous d'avoir un endroit où coucher, des milliers de personnes, chassées par les bombes, dorment dans la rue.

La peur

Mais au-delà du froid, de la faim, des boucheries fermées et des pompes à essence vides, Gaza souffre d'abord et surtout de la peur. «Je ne sors pas de chez moi, c'est trop dangereux», dit Heba. «Les bombes tombent n'importe où, n'importe quand, il n'y a aucun endroit où se cacher», confirme Jason.

Comme d'autres Gazaouis, il avait stocké de la farine et de l'huile, se préparant pour une éventuelle offensive israélienne. Mais ce qui s'est passé depuis le 27 décembre a dépassé tout ce qu'il avait pu imaginer.

«Je vis à Gaza depuis 1971 et je n'ai jamais rien vu de pareil. Pendant les autres offensives, Israël bombardait quelques édifices publics, les bâtiments de la police ou du gouvernement, et ça finissait là. Maintenant, les bombes tombent partout.»

Les gens sont d'autant plus terrifiés qu'ils appréhendent l'entrée des tanks israéliens à l'intérieur même de la ville de Gaza. «On ne sait pas à quoi nous attendre. Si c'est le cas, la résistance sera féroce», s'inquiète-t-il.

Jason Shawa ne comprend pas la rationalité de cette offensive. Il se demande pourquoi un petit hôtel à 50 mètres de chez lui a été visé par les bombes. Il se demande aussi pourquoi les bombes se sont abattues pour la troisième fois sur les bureaux du président Mahmoud Abbas, déjà préalablement réduits en ruine.

Jason Shawa n'est pas un partisan du Hamas. Et il ne soutient pas les tirs de roquettes sur Israël. «Mais cela ne justifie pas que l'on tue plus de 700 personnes en quelques jours! C'est inacceptable, sans précédent!» tonne-t-il.

Heba Sarraj, elle, blâme autant Israël que le Hamas pour la terrible tragédie qui s'abat sur son peuple. Une de ses belles-soeurs a dû quitter sa maison sous les bombes. La maison d'une de ses cousines a aussi été touchée.

«Pour moi, les deux parties sont à blâmer. Vous ne pouvez pas imaginer ce qui se passe ici. Nous avons peur et nous ne savons pas ce qui nous attend. Moi, je commence à peine ma vie? Comment vais-je élever mes enfants?» se demande-t-elle, la voix étranglée par l'émotion.

«Au bout du compte, notre problème, c'est l'occupation israélienne. Oui, Israël s'est retiré de Gaza, mais il contrôle toujours tous les aspects de notre vie», dénonce de son côté Jason Shawa. Et il ne voit pas de fin à la violence tant que ce problème ne trouvera pas de solution politique.

Hier, Jason s'est échappé de chez lui pour rencontrer quelques copains dans un hôtel du centre-ville. Quand La Presse l'a joint, il s'attardait encore dans cet hôtel. Mais le cessez-le-feu venait de s'éteindre et on entendait çà et là quelques explosions. «Ce sont des tirs qui viennent de la mer, a estimé Jason. Je crois que je vais rentrer chez moi.»


toujours la même source

"Oncques ne fauldray...jamais ne faillira"
Homo Platoregimontis

message posté le 8 janv 2009 à 20h52(message édité)édité le 8 janv 2009 à 21h01 par yarabundi [membre]

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yarabundi

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Vous pouvez aussi suivre les commentaires de Patrick Lagacé qui a proposé il y a quelques jours à son patron d'aller en Israël -offfre aussitôt accepté. Ce blogueur est très lu ici au Québec.

37 photos du conflit sélectionnées par le Boston Globe

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Homo Platoregimontis

message posté le 8 janv 2009 à 20h59

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blanco_05

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Yara: Image non décrite se trouve sur le coin superieur droit de tes posts ;)

message posté le 8 janv 2009 à 21h00

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snowers

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Euh... Vu la longueur des posts, je préfère avoir deux posts longs plutôt qu'un seul trrrrrrrrrès long :o

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Qui aura eu le dernier mot ? Eh bien c'est moi ! :-)

message posté le 8 janv 2009 à 21h01

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Capito63

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Yara tu me surprends. En bien.