La suite !!! [banane][vert]
Après la chute du Docteur VU, et la destruction de son labo, le rayon dématérialisateur avait cessé d’émettre, et la Transamérica Pyramid avait retrouvé sa place tout près de mon Q.G. Mon banquier n’avait guère apprécié cette curieuse expérience, mais un fort dépôt de métal jaune et brillant lui fit vite oublier cette mésaventure. Comme d’habitude, je sais trouver les mots qu’il faut pour être apprécié et adulé.
Tout était donc tranquille à Enfercity, ce qui semble quand même étrange, vu le nom de ma cité. Quelque chose me dit qu’il va se produire un évènement qui va me donner encore l’occasion de briller en Société. Tout comme brille mon hôtel Marina Crown, dont la façade évoque mon métal préféré. Et lorsque mes citoyens sont contents de moi (si, si, ça leur arrive, mais j’ai de plus en plus de mal à trouver des figurants, ils deviennent vraiment chers) les impôts passent mieux.
Or, quelques jours après ces évènements, un curieux fait se produisit : un soir, vers 22 heures, Enfercity, en raison d’une panne de courant totale, fut plongée dans le noir absolu, une nuit noire, compacte et angoissante. J’ai d’ailleurs pris un screen :
Cela dura environ un quart d’heure, puis tout redevint normal. Personne ne put expliquer ce phénomène. Le lendemain, vers les 9 heures, Anaïs
m’apporta mon courrier et le journal local. Je passai rapidement sur les 6 premières pages consacrées à mon importante personne, quand un fait divers attira mon attention : un train avait disparu, oui, un train, tout entier, avec conducteur et passagers, tous volatilisés.
Il y a du Dr VU la-dessous, me dis-je, il faut faire vite. Ma tasse de café dans une main, mon croissant dans l’autre, je cours vers mon hélico, suivi par Anaïs. Nous décollons aussitôt (ça c’est de l’action, hein ? )
Pendant ce temps, Réginald s’était rendu à la High Power Antenna (H.P.A.) afin de me seconder dans ma tâche. Ce bâtiment, surmonté d’une antenne surpuissante, peut émettre sur plusieurs centaines de kilomètres aussi bien des émissions de radio, de télévision, que des rayons laser, et bien d’autres choses ultra-secrêtes que même le docteur VU ne possède pas. Je suis à la pointe du progrès. Mes chers concitoyens y contribuent d’ailleurs beaucoup, et je leur en suis reconnaissant. Eux non…. je suis un incompris.
J’ai fini mon café et mangé mon croissant dans l’hélico. Je laisse Anaïs piloter, tandis que je scrute les rails qui parcourent la ville. En effet, je viens de recevoir un message sous forme d’ultimatum : Gronaze demande une rançon de plusieurs dizaines de millions de § pour libérer les passagers et rendre le train. Le temps presse. Gronaze a décidé de m’empoisonner la vie, mais je ne me laisse impressionner par personne, et il est temps que ce rabat-joie morde la poussière, comme on dit dans les bons westerns (ou à sa femme de ménage quand elle ne fait pas bien le dépoussiérage).
Pendant ce temps, au PCC de H.P.A., Réginald avait fini de paramétrer le rayon d’action d’un radar très pointu, du genre qui retrouve une aiguille dans une botte de foin. J’ai repris les commandes (pour qu’Anaïs termine son maquillage) et je passe devant l’antenne : c’est le signal qu’attend Réginald, notre superpapy, pour lancer la détection. En effet, une puce dissimulée dans une oreille de VU va nous permettre de le retrouver.
Or, ce qu’ignore le Docteur VU, c’est qu’en fait il est un androïde (ahaha ! vous ne l’attendiez pas celle là). Et son créateur n’est autre que Réginald, lui-même ancien physicien et passionné de cybernétique (what a surprise !). Il avait créé un androïde, baptisé V.U. (version ultime) mais ce dernier avait fini par échapper à son contrôle et s’était lancé à la conquête du pouvoir universel.
Je reçois un message du PCC de l’HPA : le train est repéré. Le rayon annihilateur entre en action, et l’invisibilité cesse, révélant le red arrow, ainsi nommé parce que, euh… il est rouge.
Il faut réussir à neutraliser ces deux crapules sans qu’aucun passager soit blessé. Je m’en charge (Anaïs va être sûrement impressionnée). Elle pilote à présent parfaitement l’hélico, elle me dépose au petit aéroport où, après avoir enfilé un parachute sans me ridiculiser, ce qui est un exploit, je monte dans un cessna dont le pilote décolle immédiatement, direction le centre nord de la ville. Parvenus au-dessus du monorail, après avoir dit mes prières, je saute (hi-haaaaaa !!). J’ouvre le parachute, et je me pose en douceur sur le toit de la motrice du red arrow. (de l’action, de l’action, de l’action, que diable !!!!)
Sous mes pieds, dans la cabine, VU conduit le train et Gronaze mange un sandwich jambon-fromage-confiture, ce qui ne m’étonne pas de lui. Je sors mon arme secrète.
Avec une petite perceuse (oui oui, j’en ai toujours une sur moi) je fore un trou dans le toit de la cabine, j’enlève le couvercle du bocal, et je propulse l’agent tsé-tsé V.1.0 dans l’habitacle.
Le train fonce dans la ville. Sans attendre, je me laisse glisser sur la gauche et je prends appui sur la fenêtre côté conducteur. Elle est ouverte, ce qui est bien pratique pour ce que je vais faire, et puis comme c’est moi qui écris l’histoire, je me facilite un peu la tâche.
Ca y est, je suis dans la cabine. Le Dr VU et Gronaze sont endormis. Je ralentis le train et je roule vers la prochaine station où je m’arrête. Je sors vite de la cabine après avoir remis de l’ordre dans ma tenue, pour être prêt à recueillir les remerciements des passagers émus, répondre aux journalistes, embrasser les enfants que me tendront les mamans, et signer des autographes. Il ne faut jamais manquer l’occasion de se rendre populaire. Une réception sera également donnée en mon honneur ce soir à la Zayeed Résidence. Une remise de la médaille du Maire le plus courageux aura lieu. Et une statue relatant mon exploit trônera bientôt au centre de la ville, et, euh… enfin… je vais quand même me calmer un peu là.
Gronaze et VU ont été jetés dans ma belle prison de haute sécurité toute neuve et inoccupée. J’ai enfin des clients. Je les ai mis ensemble dans une cellule éclairée en permanence, avec en boucle des chansons de Lara Fabian et de Céline Dion.
J’ai eu aussi la douloureuse tâche d’apprendre la vérité au Dr VU.
Il sait à présent qu’il n’est qu’un robot, et je crois que ça ne va pas améliorer son caractère.
Quant à Gronaze, il se prépare pour son procès, aidé par son avocat, Harry MARRON, commis d’office par mes soins, bien entendu. Je sens que sa plaidoirie va être lamentable. Tiens, mon chèque dépasse un peu de sa poche.
Et pour faire un peu le point, voici la ville au début
et aujourd’hui
et comme d’hab :
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L’incroyable City Journal d’EnferlanD -
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Le C.J. d'Enferland et de son univers impitoyaaaaable reviendra peut-être, un jour...